L’ANJFAS dans les sites des déplacés de Bangui

L’Association Nationale des Jeunes Femmes Actives pour la Solidarité (ANJFAS) et ses partenaires à savoir l’Unicef, le ministère de la Santé, le Groupe de Soutien PTPE, ont évalué vendredi 31 janvier l’efficacité  du projet « Contribution à l’Élimination de la Transmission de la mère à l’enfant du VIH, et au continuum de soins des personnes vivant avec le VIH dans les sites des déplacés à Bangui, Bimbo, Bégoua », un mois après son lancement.

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Vue partielle des femmes enceintes@fridolin

Les sites du Monastère, de la paroisse Saint Bernard, de l’Aéroport International de Bangui ont été visités et évalués. Des animateurs de l’ANJFAS ont été installés dans 8 sites de la capitale pour mobiliser et orienter les femmes enceintes vers les structures de la consultation prénatale, les enfants nés des mères séropositives, les enfants infectés, les enfants nés dans les sites, les femmes séropositives sous traitement, les victimes des violences sexuelles et autres personnes vivant avec le VIH (PVVIH) qui sont sous prophylaxie et sous traitements antirétroviraux pour suivre leur prise en charge à travers des services installés dans ces différents sites. « Nous sommes satisfaits des actions que nous menons depuis un mois. Bien que nous étions confrontés à un souci de coordination et des produits, je puis vous rassurer que le résultat attendu se dessine déjà », a déclaré Cyriaque Ngombe, Coordonnateur de l’ANJFAS. Dans le site de l’aéroport où 100.000 personnes y vivent encore, 60 à 80 femmes viennent tous les jours à la consultation prénatale et sont admises au test de dépistage volontaire contre le VIH. « Je suis enceinte il y a trois mois. Je viens à la consultation parce que les gens m’ont conseillé de faire le test du sida. Le résultat est négatif et je suis contente », a témoigné Christelle Boïffe, âgée de 21 ans. « Je suis heureuse de faire mon test VIH. Les animateurs de l’ANJFAS m’ont orienté ici après 7 mois de grossesse. J’avais peur mais à la fin, il s’agit de ma vie et celle de mon futur bébé », a indiqué Louisa une fille de 18 ans venue de Bocaranga sur le site de Saint Bernard à Boy-Rabe. En Centrafrique, le taux de transmission du VIH parents/enfants est de 12%.

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L’équipe ANJFAS, Unicef, Groupe de Soutien et médias@fridolin

Les femmes enceintes, 59% ne fréquentent pas les formations sanitaires pour le suivi de la grossesse et près de 15%  des femmes qui sont admises à la consultation prénatale n’admettent pas le test de dépistage du VIH. Depuis la violence du 5 décembre 2013, la population banguissoise a connu un déplacement massif dans plusieurs sites, fuyant les exactions des ex-rebelles de la Séléka et des groupes d’autodéfenses ‘’Anti-Balakas’’ (Anti-Machettes). Les données officielles font état de 900.000 déplacés selon le Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), vivant dans des conditions humanitaires chaotiques, dont les PVVIH.

Fridolin Ngoulou

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