Les femmes déplacées de Bossangoa se mobilisent contre le VIH en situation d’urgence humanitaire

60 leaders des femmes chrétiennes et musulmanes se sont mobilisés du 19 au 21 octobre 2013 à Bossangoa pour se mobiliser contre le VIH en situation de crise.

Femmes  leaders de Bosangoa© UNICEF

Femmes leaders de Bosangoa© UNICEF

« Le VIH ne doit pas être oublié en situation de crise humanitaire », c’est le mot d’ordre qui a motivé les femmes de Bossangoa, bien qu’elles résident encore dans le camp des déplacés pour combattre l’ennemie commun qu’est le Sida.

Initiée par l’Organisation des femmes Centrafricaines (OFCA), cette rencontre a réuni les femmes venues des différentes associations Musulmanes, Chrétiennes Catholiques, Protestantes sous différents Mouvements tels que OTN, USEEF, OTB, BTO, US, USEEF et de RECABEF des sites de l’Evêché et de l’Ecole Liberté où les déplacés musulmans y résident.

L’objectif de cet atelier est de permettre à ces leaders d’avoir des connaissances sur le VIH en situation d’urgence, d’identifier les actions ciblées à l’endroit des groupes vulnérables dans les différents sites en particulier : les personnes sous traitement des antirétroviraux (ARV), les femmes enceintes et les enfants.

C’est la Préfet de l’Ouham, Madame Clotilde Namboï, entourée du Sous-préfet de Bossangoa, du Secrétaire Général de la Préfecture et du Chef du sous Bureau de l’UNICEF, M. Freddie Mantchombe qui a ouvert la séance en insistant sur le fait que le VIH est souvent oublié dans les actions des humanitaires. Pendant 3 jours, plusieurs thèmes sur le VIH ont été développés.

A la fin des  travaux, une équipe technique a été mise en place pour réfléchir sur l’organisation d’une campagne de sensibilisation et de dépistage, la recherche des perdues de vue afin de les amener à reprendre leur traitement.

Le Programme PTPE de Bossangoa  vient de reprendre avec le dépistage des femmes enceintes ce lundi 21 octobre après avoir été doté par la Direction de Lutte contre le VIH et Sida des kits de dépistage et des ARV. Notons que c’est depuis le changement politique intervenu le 24 mars 2013 que ce service est interrompu. La crise qui secoue encore le pays depuis cette date empêche la lutte contre le VIH et le Sida malgré les efforts que mènent certaines organisations internationales et nationales.

La pandémie du VIH demeure un problème majeur de santé publique en Centrafrique. Avec un taux de prévalence dans la population qui s’élève à 4,9%, les femmes sont les plus touchées avec un taux de 6,3% contre 3% chez les hommes, selon les enquêtes MICS 4 de 2010.

Cependant, l’insécurité et le faible niveau de connaissance sur cette pandémie sont les principaux facteurs de la propagation du VIH, surtout dans les zones de provinces.

Cet atelier a été organisé avec l’appui technique et financier de l’UNICEF.

Source OFCA/Bossangoa

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s