LA CN-CNLS PRISE EN OTAGE PAR LA SELEKA

Le siège de la Coordination Nationale du Comité National de Lutte contre le Sida (CN-CNLS) est pris en otage par les éléments de la Séléka qui assure la garde.

Le portail est fermé, la cours s’est transformée à une base de la Séléka. C’est dans cette condition que le personnel de cette structure a été empêché d’y accéder. La CN-CNLS est une structure rattachée à la Primature. Le président de la CN-CNLS est le Président de la République et le 1er vice-président est le premier ministre. Malgré cela, la surprise a rattrapé le personnel ce lundi 15 avril 2013. Selon les informations qui nous sont parvenues, la CN-CNLS verse quotidiennement une somme de 20.000 FCFA par élément et ce, depuis 6 jours. Cependant, ces derniers exigent une somme plus importante que celle-là se sont livrés aux actes de pillage. Ils auraient emporté deux véhicules et quelques bureaux ont été visités. Le gardien pris en otage est parvenu à s’évader, laissant ainsi le champ libre à ses éléments pour imposer leur loi. Cette situation d’insécurité des personnels à amener le Coordonateur à suspendre les activités en entendant la normalisation de la chose.

Silence des autorités

Le silence des hautes autorités, pourtant premiers responsables du CNLS inquiète. Avec l’allure où vont les choses, l’administration risque d’être paralysée pour toujours. Depuis la prise de pouvoir le 24 mars 2013, certaines administrations n’ont ouvert leur porte faute de la présence de ses éléments à la gâchette facile. Le président Michel Djotodia et le premier ministre Me Nicolas Tiangaye ont intérêt à arrêter l’hémorragie le plus tôt possible afin de faciliter la reprise des activités dans cette structure de lutte contre le Sida.

Le Sida fait son chemin

Au moment où l’administration de la lutte contre le VIH et le Sida est bloquée, cette pandémie continue de faire son chemin. Sachant que l’une des causes de la propagation de ce virus est le conflit armé. Selon les acteurs de la lutte contre cette pandémie, pendant la guerre, il est facile que le virus se transmette à la vitesse supérieure car, les violences sexuelles se multiplient et les moyens de prévention se font rares. Le sida doit alors être considéré comme un ennemi commun car, il n’a pas le choix. Malheureusement, la réalité prouve le contraire en République centrafricaine. Même les acteurs de la lutte contre la pandémie sont empêchés de travailler pour le bien-être de tout le monde. Selon la dernière enquête MICS 4 de 2010, le taux de prévalence de cette maladie est de 4,9%. La jeunesse est beaucoup plus touchée et certaines préfectures clignotent au rouge, car le taux de prévalence a atteint 12% comme le Haut-Mbomou. Les actions de prévention et de prise en charge qui se sont multipliées ces derniers temps sont aujourd’hui suspendues à la merci de tous.

Fridolin

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